

LES EFFETS DU STRESS
Le stress, comme le décrit Hans Selye dans le syndrome général d'adaptation, est une réaction physiologique de l'organisme afin de disposer d'une énergie suffisante pour se protéger face au danger. Selye y décrit 3 phases. La première, nommée phase d'alerte, entraîne une réaction face au stresseur et se traduit par une augmentation du rythme cardiaque et du tonus musculaire...si les stimuli qui ont provoqué la phase d'alarme se prolongent, l'organisme entre en phase de résistance. Lors de cette étape d'habituation, le corps maintien son niveau d'activité élevé en utilisant le sucre stocké dans les réserves de graisse et s'accoutume à ce mode de fonctionnement... jusqu'à ce qu'il entre en phase d'épuisement : La capacité de résistance devient plus faible et l'organisme cesse de pouvoir s'adapter. Les symptômes deviennent apparents.
I

Symptômes intellectuels : troubles de la concentration, oublis, erreurs, peu d'initiatives
Nervosité, sensibilité accrue, crises de larmes, anxiété, dépression, burn out, stress post traumatique
Maladies immunoallergiques, diabète, infections à répétition, dermatoses...
Maladies cardiovasculaires, hypertension, coronaropathies, sensations d'oppression, essoufflement...
Troubles musculosquelettiques, douleurs diffuses musculaires ou articulaires.
Perturbation de l'appétit ou de la digestion, coliques, sueurs inhabituelles,
Les symptômes peuvent être physiques, psychologiques, émotionnels mais aussi comportementaux notamment par l'agressivité, la colère ou le recours à des substances addictives ou des médicaments.
Ces symptômes ont aussi des répercussions sur les relations sociales (une personne stressée devient facilement stressante), sur la qualité du travail (erreurs fréquentes), sur la productivité (augmentation des arrêts et des TMS, diminution de la production) mais aussi sur la sécurité au travail (augmentation des accidents du travail)

Le stress que chacun a pu ressentir lors d'une compétition sportive ou d'un examen, souvent nommé "bon stress" sera qualifié de stress AIGUE. Physiologiquement, il correspond à la phase d'alerte de Hans Selye. Le rythme cardiaque s'accélère, le sucre contenu dans le sang est utilisé pour alimenter les muscles et le cerveau ainsi que les fonctions non essentielles sont maintenues dans un fonctionnement "à minima" afin de consommer moins d'énergie. C'est le mode "éco" de l'organisme. C'est d'ailleurs ce qui fait le lien avec le tableau des symptômes intellectuels : Difficulté à prendre des décisions, erreurs plus fréquentes, faible vigilance... mais aussi avec les symptômes physiques et notamment les troubles de la digestion, et la faiblesse des défenses immunitaires, voire les fractures de fatigue. Pas vraiment BON donc... et même si ces effets sont réversibles, ils laisseront des traces qui seront d'autant plus marquées si ce stress AIGUE est RÉPÉTÉ.
Le stress CHRONIQUE, intégré comme un fonctionnement normal de l'organisme, sera plus difficile à inverser et aura toujours des effets négatifs sur le corps (Maladies cardiovasculaires, TMS, pathologies mentales, dermatoses, DIABÈTE, maladies immunoallergiques)

Les symptômes du stress ne se limitent pas uniquement au travailleur. L'effet se ressent également sur l'emploi et les comportements sociaux : Agressivité, retrait, relations professionnelles, diminution dans la qualité du travail, augmentation des malfaçons, baisse de productivité, augmentation des accidents du travail et sécurité altérée